Oui, je le veux!

Dans quelques heures, pour la plupart d’entre vous, (je m’exclus 😎), 2018 fermera ses portes et 2019 fera sa grande entrĂ©e.

Halte, parantheses! Votre esprit est restĂ© focalisĂ© sur “je m’exclus”? Pas de panique, je vous explique plus bas. Parentheses fermĂ©es.

Comme je le disais, pour 2018 c’est bientĂŽt la fin du match. Pendant deux semaines, je me suis demandĂ©e quel sujet pourrais-je traiter pour vous accompagner dans la clĂŽture de cette annĂ©e. J’ai choisi de vous faire partager les pensĂ©es et rĂ©flexions que m’ont inspirĂ© l’evenement majeur qui a meublĂ© ces quatre derniĂšres semaines dans ma vie.

Avant d’entrer dans le sujet proprement dit, revenons sur la parenthĂšse Ă©voquĂ©e plus haut. Cette annĂ©e, j’ai dĂ©cidĂ© de faire comme mes amis Chinois et ramer Ă  contre courant. Ils ont bien le nouvel an chinois qui n’a rien avoir avec le calendrier grĂ©gorien que nous utilisons, n’est-ce pas? J’ai donc dĂ©cidĂ© en fin novembre 2018, de commencer l’annĂ©e 2019 un mois en avance đŸ’ƒđŸŸ. Oui, vous l’avez bien lu, mon 2019 a commencĂ© le 1er dĂ©cembre 2018. Par consĂ©quent, mon annĂ©e 2019 aura ( si je ne change pas d’avis d’ici lĂ ) 13 mois. Je sais, vous m’envier 😎. Dans mon monde, “le vrai” dĂ©cembre 2019 sera appelĂ© “DĂ©cembre execo” Ă©picĂ©tou. Je suis un peu folle? Merci pour le compliment😊

Maintenant que vous savez tout de moi (sourire), venons en au but de cet article. Mon dĂ©but d’annĂ©e (votre dĂ©cembre 2018), a Ă©tĂ© marquĂ©, comme je le disais plus haut, par un fait majeur: les mariages. Comme on dit au quartier : ” j’ai fĂȘtĂ© et confirmĂ© les mariages le tour ci”. En tant que fille d’honneur Ă  deux de ces mariages, j’ai confirmĂ© le mĂ©li-mĂ©lo d’Ă©motions qui entoure souvent toutes les parties prenantes Ă  la prĂ©paration de ce grand jour. En bref, ce sont des moments de stress et de grande joie le jour-J. C’est aussi une occasion de rassemblement familial. L’occasion de revoir des tontons, tatas, cousins, cousines qu’on ne voit pas rĂ©guliĂšrement ou dont on ignorait tout simplement l’existence. Ce sont de purs moments de partages et de communion.

Cependant, il faut noter que ce moment n’est pas uniquement stressant pour les futures Ă©poux et ceux qui les aident dans l’organisation. Parfois, dans les mariages qui ont lieu dans le cadre familial principalement, c’est un doux supplice pour les cĂ©libataires. Lorsque tu fais partie du clan des derniers cĂ©libataires de ta gĂ©nĂ©ration dans ta famille, on ne te “rate” presque jamais. Il y a toujours un tonton ou une tata qui va sortir de nulle part avec la sempiternelle question: “c’est quand ton tour?”; “on te voit au mariage des gens tous les jours, il est temps que tu nous invites aussi au tien hein?; “c’est comment, tes cadets se marient et tu laisses, il faut te dĂ©pĂȘcher ma fille le temps passe”.

Plus jeune, cette question, en plus de m’exaspĂ©rer, me foutais une pression inouĂŻe. Dans mon imaginaire et celui de mes consoeurs, il ne fallait surtout pas atteindre la “ligne rouge” sans ĂȘtre mariĂ©e, car la lĂ©gende dit qu’une fois franchie les “chances” de convoler s’amenuisent, surtout quand on est une femme. Si en plus de cela, tu as le “malheur” d’avoir “trop” frĂ©quentĂ© et de travailler, tu vas pointer au “chĂŽmage marital” advitam eternam…En grandissant, ou plutĂŽt en vieillissant, j’ai fini par rendre grĂące Ă  Dieu de n’avoir pas permis que je convole en juste noces quand mon dĂ©sir Ă©tait ardent. En effet, grĂące aux expĂ©riences des proches, j’ai fini par comprendre que le mariage, le vrai, pas celui des films Ă  l’eau de rose, ne se rĂ©sume pas aux strass et paillettes et Ă  la grande cĂ©lĂ©bration comme la jeune moi le pensait naĂŻvement. Ce n’est non plus un long fleuve tranquille. Il peut ne pas durer une vie comme on l’espĂ©rait. Il est d’abord et avant tout un engagement de vie Ă  deux oĂč tu dĂ©cides, en ton Ăąme et conscience, de vivre avec une personne qui n’a pas Ă©tĂ© Ă©levĂ© par tes parents (encore que mĂȘme entre frĂšres de mĂȘme sang ce n’est pas facile); qui vient d’un monde totalement diffĂ©rent du tien; qui a ses qualitĂ©s mais surtout ses dĂ©fauts avec lesquelles tu vas devoir composer q.u.o.t.i.d.i.e.n.n.e.m.e.n.t. Avec la pression que cet engagement met, je me demande comment on rĂ©ussi encore Ă  stresser les gens et Ă  les pousser Ă  se prĂ©cipiter pour ça! Bref, dans ma vieillesse, j’ai compris que se crĂ©er des noeuds au cerveau Ă  cause de son statut matrimonial est finalement un Ă©norme gaspillage de temps et d’Ă©nergie. Comme on dit au quartier: “l’affaire lĂ  ce n’est pas le jeu, il faut avoir les pieds bien au sol”.

“Lyse tu sais, on ne stresse pas parce qu’on veut. Chez les femmes, quand tu es toujours cĂ©libataires aprĂšs un certain Ăąge lorsqu’on on ne te taxe pas de vieille fille, on dit que tu es trop compliquĂ©e ou a des standards trop Ă©levĂ©s; qu’il faut redescendre sur terre si tu veux avoir “la chance” de te caser. Que tu le veuilles ou pas ça t’affecte quand mĂȘme”. Euuhh okay, si avoir des standards et ne pas vouloir “se caser pour se caser” c’est ĂȘtre compliquĂ©, oĂč est le mal? On a pas tous les mĂȘmes prioritĂ©s dans la vie. La vie conjugale est un engagement beaucoup trop sĂ©rieux pour ĂȘtre pris Ă  la lĂ©gĂšre et ĂȘtre fait par suivisme ou convention. C’est d’abord un choix personnel et surtout un choix de vie Ă  DEUX…

“Lyse tu sais, il n’y a pas que la sociĂ©tĂ© qui met la pression Ă  ce sujet hein. Le cĂ©libat n’est pas toujours une question de choix, et c’est souvent difficile Ă  gĂ©rer”. C’est clair, personne ne naĂźt mariĂ©. Mais sĂ©rieusement, pourquoi se mettre martel en tĂȘte pour les raisons parfois “alĂ©atoires et illogiques ” qui siĂšgent souvent derriĂšre la dĂ©cision de se marier avec x ou y. Parce que l’Ăąge avance? Parce qu’ĂȘtre mariĂ© fait plus responsable? Plus sĂ©rieux? Socialement et politiquement correct? Pour ĂȘtre aussi appelĂ© “Madame X”? Pour ne plus dormir seul(e)? Ne plus gĂ©rer les factures seul (e)? Pour ne plus avoir Ă  cuisiner, faire la vaisselle et la lessive? Soit! En quoi le fait de stresser pour cela change les choses? Alors, pour les cĂ©libataires qui ont un peu marre de “se sentir mal” chaque fois que le mot “mariage” est prononcĂ©, voici est venu le jour de votre “dĂ©livrance” (ne me remerciez pas)🙈. Avant de passer “au rituel”, rĂ©pondez Ă  ce un petit questionnaire :

– y- a-t-il une boutique Ă  conjoint oĂč il suffit d’entrer, de chercher le rayon “mariage Ă  tout prix”et choisir l’homme ou la femme de vos rĂȘves Ă  qui vous vous unirez dans de brefs dĂ©lais?

– y-a-t-il un concours spĂ©cial qu’il faut passer pour trouver le partenaire que vous Ă©pouserez?

– y-a-t-il une formule magique qu’il suffit de prononcer ou une potion qu’il faut boire pour passer de cĂ©libataire Ă  mariĂ© en un clignement de cils?

– y-a-t-il une façon de contraindre son “crush” Ă  convoler en juste noces indĂ©pendamment de sa volontĂ©?

Si la rĂ©ponse Ă  toutes ces questions est non? Alors, je vous proclame dĂ©livrez (standing ovation, can i have an amennnđŸ™đŸŸđŸ’ƒđŸŸ)! Vous ĂȘtes dĂ©livrĂ©s car vous venez de comprendre que trouver un conjoint et l’Ă©pouser ne dĂ©pend pas d’une volontĂ© unique. Ça ne sert donc strictement Ă  rien de ruminer la question nuit et jour au point d’en perdre le sommeil et la joie de vivre.

Quid de ceux qui persistent Ă  penser que: le mariage c’est le “must have”, si tu n’es pas mariĂ©, tu as ratĂ© ta vie, tu ne seras jamais heureux (se)?

A ceux là, merci de répéter aprÚs moi:

1. le mariage n’est pas une rĂ©compense, un trophĂ©e obtenu pour “bons et loyaux services rendus Ă  la nation”.

2. Le cĂ©libat n’est pas une malĂ©diction et une punition divine infligĂ©e aux personnes condamnĂ©es pour crime contre l’humanitĂ©.

Se marier est une bonne chose, ĂȘtre cĂ©libataire aussi.Vous doutez? Lisez mes billets Ă  ce sujet: CĂ©libataire, et P8 koi? CĂ©libataire et Heureux!

Je le redis, le mariage est bon et beau, il peut contribuer Ă  un certain Ă©panouissement. Mais ce n’est pas un remĂšde miracle Ă  la solitude et au bonheur. Si tu es dĂ©jĂ  malheureux(se), misĂ©rable en tant que cĂ©libataire, le mariage ne fera qu’empirer la situation, car les mariĂ©s te le diront, le mariage ne rend pas heureux, il contribue au bonheur qu’on a dĂ©jĂ  en soi. Attendre le mariage pour mettre sur les Ă©paules d’un pauvre individu les espoirs de toute une vie, c’est faire preuve de “maboulisme” comme le disent mes amis gabonais.

Mes collĂšgues cĂ©libataires, de grĂące en 2019 au lieu de nous prĂ©cipiter, de cĂ©der Ă  la pression et oĂč Ă  l’envie de faire comme tout le monde, il serait plus judicieux de prendre le temps de travailler sur soi, sur ses rĂ©elles besoins et attentes de la vie (tout le monde n’aspire pas au mariage). Se concentrer sur ce qui est rĂ©alisable et dĂ©pend de nous. Et surtout de se poser les bonnes questions au sujet du mariage. Le cĂ©libat n’est pas un drame (ça peut ĂȘtre dur des fois certes, mais le mariage n’est pas un oasis de paix non plus). Au lieu de se lancer dans des relations Ă©puisantes Ă©motionnellement, investissez cette Ă©nergie Ă  vous construire dans d’autres domaines, surtout spirituellement (c’est l’Ă©picentre de la vie). Je vais paraĂźtre “nunuche” pour certains, mais la vĂ©ritĂ© qui n’est peut-ĂȘtre pas toujours dite haut et fort, c’est qu’aucun statut social, matrimonial, aucune richesse ou possession dans ce monde ne peut vous rendre heureux oĂč combler le vide que vous ressentez. Et la raison est simple: ce vide n’a jamais Ă©tĂ© fait pour ĂȘtre comblĂ© par des choses oĂč des ĂȘtres limitĂ©s, finis, mais par un ĂȘtre infini qui est Dieu. Tant que nous ne le comprenons pas, ne l’intĂ©grons pas et n’y croyons pas nous allons toujours courir dans tous les sens pour espĂ©rer par nous-mĂȘmes trouver des solutions. Certes, certaines sembleront marcher pour un temps, mais en Ă©tant honnĂȘte avec soi-mĂȘme, dans le secret de notre cƓur nous saurons que malgrĂ© tout ce que nous croyons possĂ©der, il manque quelque chose…ou plutĂŽt quelqu’un d’hautement plus important qu’une femme, un mari, des enfants…

En cette nouvelle année, je vous invite à expérimenter comme moi ce qui suit :

– mettre une totale confiance en cet Être suprĂȘme qui seul est capable de rĂ©pondre aux besoins rĂ©els de notre ĂȘtre intĂ©rieur.

– mettre notre Ă©nergie sur des choses qui demandent et exigent notre participation et nos efforts, qui dĂ©pendent dans une certaine mesure de nous.

C’est vrai que ce n’est pas toujours aisĂ©, parfois on tombe, se fait mal, mais l’essentiel est de se relever et continuer le chemin et croyez moi le jeu en vaut la chandelle. Testez et vous m’en direz des nouvelles.

Que votre annĂ©e soit ce que vous dĂ©ciderez de faire d’elle 😘

Lisedine

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